Chevaux de foudre d’Aurélie WELLENSTEIN

TitreChevaux de foudre

AutriceAurélie WELLENSTEIN

Edition: Magnard

Parution: 2015

Nombre de pages: 222p

Résumé: Une aventure haletante, dans le monde des courses de la Rome antique ! Alix a tout perdu. Son père, sa terre, et même son nom. Devenue esclave à Rome, elle est précipitée dans le monde des courses du Déluge. Ces compétitions violentes et sans pitié voient s’affronter les fulgurs, des chevaux de foudre dont le corps s’électrise quand l’orage éclate. Monter sur leur dos, c’est mettre sa vie en jeu, mais la liberté couronne les vainqueurs. Aidée par Marcus, le prodige de son équipe, Alix va lier son destin à Ira, un étalon indomptable, aussi beau que mortel…

Avis: Je suis tombée un peu par hasard sur ce titre je dois l’avouer. Mais quand j’ai vu des chevaux, Aurélie WELLENSTEIN – dont j’ai aimé Le roi des fauves – et la Rome antique je me suis dit: on pose tout et on prend ce livre. Comme quoi, prendre un titre à l’aveuglette ça paye ! J’ai passé un très bon moment avec ce titre !

J’ai adoré le principe concernant les fulgurs, ces chevaux électriques qui produisent de la foudre et apportent dans leur sillage des orages particulièrement violents. C’est clairement la première fois que je voyais le concept et c’est assez impressionnant quand on l’imagine. J’ai également beaucoup aimé la plongée que nous offre l’autrice dans les courses de chars antiques. C’est innovant, c’est grisant d’autant plus que la dangerosité du milieu est palpable. Tout ce travail autour du mélange Rome antique/chevaux de foudre/courses de chars m’a charmé et convaincue, c’est ce que j’ai préféré du roman. Alors oui, j’aurais aimé que ce soit encore plus approfondit, que l’univers soit plus étendu mais c’est un titre jeunesse et c’est je pense une volonté de l’autrice d’avoir un sujet très spécifique donc je comprends aussi le choix.

Concernant l’histoire on est sur quelque chose d’assez classique puisqu’Alix cherche à se venger de Rome. A travers elle on découvre Rome, la liesse autour des courses, les conditions dans les écuries participantes. On la suit dans sa quête de vengeance et de liberté. L’histoire est maîtrisée et si il y a des clichés, ils ne m’ont pas empêchée d’apprécier ma lecture. On retrouve la jeune fille qui arrive à maîtriser un cheval que personne ne parvient à canaliser – alors qu’elle n’y connait rien, mais c’est le pouvoir de l’amour – et ainsi de suite, mais je me suis laissée entraîner et c’était sympa.

Enfin je vais m’attarder sur les personnages… qui sont pas mal caricaturés et c’est un poil dommage. A travers les yeux d’Alix on découvre donc les romains et ils sont tous, sauf quelques exceptions, de sales individus: arrogants, méchants, sexistes, violeurs en puissance, etc. On voit très peu – voire pas ? – de femmes, Alix évolue dans un monde strictement masculin, et en dehors de Marcus, ce sont tous des barbares avec plus ou moins de cervelle. C’est un peu dommage. J’ai apprécié Marcus qui est un peu plus en nuance. Il est gentil, altruiste et va protéger Alix dans ce monde où elle ne connait rien ni personne. C’est le personnage le plus ouvert et ça fait du bien. Grâce à lui, Alix peut avancer dans sa quête.

Bon concernant Alix j’ai une relation un peu mitigée. Autant je la soutiens sur de nombreux points et la comprends sur d’autres – sa vengeance se comprend, sa volonté de sortir du lot et sa fascination pour Ira – et de l’autre elle est parfois hautaine et irréfléchie. Tu lui dis « ne fais pas ça » – pour son bien notamment – elle le fait quand même et se plaint ensuite qu’elle a failli avoir de gros ennuis… Sans blague… Bref, j’ai été aussi agacée par moment par sa relation avec Ira – Ira que j’ai adoré d’ailleurs voilà. Je comprends qu’elle considère qu’ils soient dans le même bateau, pas de soucis. Mais le coup du cheval-qui-comprend-qu’il-est-dans-la-même-situation-que-la-jeune-fille-alors-il-l’aide-en-se-laissant-dompter… Honnêtement c’est un peu poussif… C’est pas parce qu’on adore de tout son cœur les animaux et qu’on leur veut que du bien qu’ils font ce que l’on veut. Ok, Ira ne le fait pas tout le temps, mais quand même… Je suis d’accord que ça aide et pose des bonnes bases mais ça ne suffit pas… Donc ce n’était pas crédible pour moi…

En dehors de ça, j’ai globalement beaucoup aimé ma lecture, moi qui adore les chevaux, l’Antiquité romaine et le fantastique j’ai été servie et pour un roman avec des chevaux au cœur de l’histoire ce titre sort clairement du lot pour peu qu’on aime la littérature jeunesse. Malgré quelques petits défauts je recommande vivement ce titre aux amateurs du genre !

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