Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire tome 12, Le pénultième péril de Lemony SNICKET

TitreLes désastreuses aventures des orphelins Baudelaire tome 12, Le pénultième péril

Auteur: Lemony SNICKET

Edition: Nathan

Parution: 2006

Nombre de pages: 247p

Résumé: Cher lecteur, Tu viens sans doute de prendre ici le premier livre qui t’est tombé sous la main, mais le lire, à mon humble avis, serait la dernière des doses à faire. C’est l’avant-dernier volume d’une série dernièrement classée en dernier sur la liste des premières ventes, et je serais le dernier des derniers si je ne te mettais en garde avec la dernière énergie. Un hôtel à perdre le nord, une horloge en désaccord, des reflets douteux, des personnages douteux, de la cuisine douteuse, des initiales douteuses et des gérants douteux : ce livre à semer le doute est bien le dernier, si j’étais toi, que j’aurais envie de lire. Les avant-dernières choses – autrement dit, les pénultièmes – sont presque toujours pires que les antepénultièmes – autrement dit, avant-avant-dernières. Cet avant-dernier tome, le dernier paru à ce jour, est bien le pire de tous, et la première des choses à faire est de le remettre où tu l’as pris. Avec mes sentiments respectueux, Lemony Snicket.

Avis: On se rapproche dangereusement de la fin avec ce tome qui est un tome que j’ai beaucoup apprécié, surtout pour sa forme originale, même si le fond est tout de même très sympa. Car oui depuis le premier tome des Orphelins Baudelaire, c’est à chaque fois un plaisir de (re)découvrir ce que l’auteur a eu comme idée pour rendre le texte original. Après avoir une une succession de pages entièrement noires pour illustrer la noirceur d’un gouffre d’ascenseur, après avoir répété plusieurs fois certaines phrases pour illustrer l’impression de déjà-vu et après tout un tas d’idées loufoques, ce tome 12 nous en met plein la vue. L’hôtel dans lequel se passe ce tome a son reflet entier dans un bassin, on a ainsi droit à des paragraphes entiers qui sont écrits avec cet effet sur l’autre moitié de la page, c’est vraiment très amusant à voir.

De la même façon lorsque les Baudelaire doivent se séparer et enquêter dans l’hôtel, quoi de mieux que trois chapitres pour montrer leur avancement. Alors oui, trois points de vue trois chapitres ok. Mais ce sont des chapitres qui peuvent se lire dans n’importe quel ordre, selon notre préférence, et qui possèdent des parties communes, seules les actions spécifiques de Violette, Klaus et Prunille sont différentes ce qui donne un réel effet à l’aventure, on a vraiment l’impression que cela se passe exactement au même moment. Bref c’est ingénieux, la forme est toute entière au service du fond et ça rend vraiment bien.

Pour l’intrigue on se retrouve à l’hôtel Dénouement, le dernier havre sûr pour les membres du VDC. A l’intérieur les deux côtés du Schisme s’y affrontent et c’est ainsi que l’on retrouve de nombreux personnages que l’on avait dans les tomes précédents. On est aussi perdu que les Baudelaire quant à savoir qui sont les « gentils » et les « méchants ». Les seuls à échapper à ce soucis sont la Juge, Olaf, l’Homme à barbe mais sans cheveux et la femme à cheveux mais sans barbe, Jérôme et Esmée… Le reste c’est compliqué, mais ça fait partie du charme. Le mystère autour de Franck et Ernest est parfaitement maîtrisé et j’ai beaucoup aimé. [spoiler on] Dewey est un personnage que j’apprécie et le fait que son existence soit passée sous silence rend l’ensemble des péripéties très intéressantes. Franck et Ernest sont très amusants malgré eux: le fait de ne jamais savoir auquel on a à faire et le fait que leurs répliques soient toujours ambiguës rend les choses très complexes. [spoiler off]

Enfin j’ai beaucoup aimé suivre les orphelins. Violette, Klaus et Prunille sont confrontés à des choix pas toujours évidents à faire. On sent leur impuissance en tant qu’enfants dans ce monde d’adultes qui ne les prennent pas au sérieux. C’est pas faute d’avoir quelques bonnes âmes mais cela ne suffit pas. Le final est assez tragique pour eux et malgré le fait qu’il s’agisse pour moi d’une relecture, j’ai eu un petit pincement au cœur en les voyant en arriver là. Olaf est insupportable du début à la fin mais j’ai apprécié le fait qu’il sache reconnaître l’ingéniosité des Baudelaire. Encore plus j’ai aimé qu’il coupe les ponts avec certains personnages et son évolution est plutôt intéressante malgré le fait qu’il reste un cliché ambulant du méchant. Les personnages secondaires sont à la fois attachants pour certains et pitoyables. Beaucoup sont énervants et j’ai eu à de nombreuses reprises envie de tout brûler – ce qui est assez cocasse vu la série…

Bref, la fin est proche et j’ai très envie de lire le dernier tome des aventures de notre trio. Il faut aimer l’absurde et les situations loufoques mais c’est un réel plaisir de voir Violette, Klaus et Prunille évoluer, grandir et arriver au bout de l’aventure…

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