Mano a mano de Françoise BOURDIN

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Titre: Mano a mano (dans l’intégrale Ce que les hommes veulent)

AutriceFrançoise BOURDIN

Edition: France loisirs

Parution: 2015

Nombre de pages: 252p

Résumé: Raphaëlle a trente ans et vit une relation amoureuse sans passion avec Jocelyn, un homme de vingt ans son aîné. La liberté de la jeune femme le rend fou et, pour la retenir, il envisage de l’épouser. Mais avant de lui faire sa demande, il tient à la présenter à son meilleur ami, Virgile. Celui-ci vit en Camargue, où il élève des chevaux et des taureaux de combat.
En arrivant sur les terres écrasées de soleil, Raphaëlle est éblouie par la beauté des lieux et enchantée par l’accueil que lui réservent ses hôtes. Quand apparaît Ruiz, le fils cadet de Virgile, elle est immédiatement séduite par le corps fin et souple du jeune torero. Son talent et son charme ont fait de lui le plus prometteur des matadors. Son charisme aimante les foules, sa vie n’est que promesse de réussite et de bonheur.
Alors qu’à Séville l’arène s’embrase et que Ruiz est touché par la grâce, le destin de Raphaëlle et du torero bascule dans un mouvement de cape superbe et désespéré.

Avis: Françoise BOURDIN est une autrice que je lis depuis plusieurs années maintenant, ayant commencé au lycée. J’aime beaucoup sa plume, sa façon de plonger son lecteur dans l’ambiance de ces romans: que ce soit au cœur de la Bretagne, en Camargue ou peu importe, elle sait comment faire vivre ces magnifiques paysages. Encore plus fort, ses personnages masculins – car ce sont eux qui me restent en tête après mes dernières lectures de l’autrice – sont souvent des hommes passionnés qui nous découvrir tout un univers, la passion pour la mer, pour une région, pour un métier ou pour une culture. C’est en sachant cela que je me suis lancée dans Mano a mano, un roman centré sur une histoire d’amour, entre deux personnages mais entre les personnages et leur culture également.

Je fais mon petit disclaimer tout de suite: je ne suis pas du tout fan de corrida. Je suis certes passée à une vision plus ouverte sur le sujet mais je n’irai jamais et c’est quelque chose, que si je la comprends, je n’accepte pas au fond de moi. Mais bref, chacun sa vision des choses et je me suis tout de même lancée dans cette histoire où Raphaëlle va être plongée au cœur de la tauromachie, dans l’univers des toreros, des éleveurs de taureaux de combat et en pleine Camargue.

J’ai aimé ce roman pour sa façon de présenter les choses. Certains personnages sont hostiles à ces spectacles, tout en étant morbidement fascinés, d’autres sont dans le métier et montrent à quel point malgré les fins tragiques de ces fauves, ils aiment intensément ces bêtes. Toute cette ambivalence, toute la sensualité qui ressort des corridas m’a fascinée tout au long de ma lecture et non je ne change pas d’avis sur le sujet mais je comprends que: cela peut plaire, cela peut être plus que ce que je pense…

Pour en venir aux personnages, je suis vraiment très heureuse de pouvoir enfin dire: ENFIN des femmes que je prends plaisir à suivre, qui ne me sont pas antipathiques ! Qui même si elles ne réagissent pas forcément selon mon raisonnement, ont été agréables à suivre. C’est un problème que j’ai souvent avec les personnages féminins de l’autrice, souvent manipulatrices, aigries… Une vision de la femme qui me laissait un arrière goût amer de ma lecture. Ici Raph est intéressante dans ses interrogations, Maria est très touchante dans son rôle de mère… J’ai aimé ces deux femmes. Côté homme, Jocelyn m’a souvent agacé [spoiler on] même si je comprenais ses réactions vu les événements qui lui arrivent (il perd quand même sa compagne pour un jeunot arrogant qu’il connait depuis toujours alors que ce dernier est le fils de son meilleur ami… on a connu mieux comme situation !) [spoiler off]. Ruiz malgré son côté orgueilleux m’a attendri par sa spontanéité, sa passion, son côté entier. Pablo et Virgile étaient sympa mais j’ai regretté que Miguel, le fils paria, soit vraiment cantonné à ce rôle, même s’il tente d’en sortir vers la fin.

Si l’intrigue au niveau de l’histoire d’amour ne laisse aucun doute, la relation amoureuse est bien mise à mal par les corridas qu’enchaînent Ruiz, notamment la dernière du roman à Séville. J’ai eu le ventre noué du début à la fin de cette partie du roman. [spoiler on] Françoise BOURDIN n’épargne rien, le drame arrive bel et bien au centre de l’arène, et ce massacre… heureusement cela fini bien mais sur le moment qu’est-ce que j’ai été retournée ! [spoiler off] On attendait cette fin, enfin moi en tout cas, et j’en suis satisfaite.

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